La Fédération des Radios de Proximité du Congo (FRPC) a officiellement lancé, jeudi à Kinshasa, le projet « Impulsion Médias RDC : Modernisation, Protection et Accès à l’information publique », avec l’appui de la Direction du développement et de la coopération (DDC) de la Suisse, à travers l’Association des Femmes des Médias (AFEM).

La cérémonie a été marquée par une forte implication de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), notamment à travers la remise symbolique des 100 premières cartes d’identité professionnelles des journalistes congolais, ainsi que par l’intervention du président de l’UNPC, Kamanda wa Kamanda Muzembe.
Kamanda wa Kamanda : la carte de presse, symbole d’une profession responsable
Dans son intervention, le président de l’UNPC a mis en évidence l’importance de l’identification professionnelle des journalistes dans le processus d’assainissement et de professionnalisation du secteur médiatique congolais.
La remise symbolique des premières cartes a constitué l’un des temps forts de la cérémonie. Elle traduit la volonté de l’UNPC de renforcer l’identification des professionnels des médias et de promouvoir une pratique journalistique fondée sur l’éthique, la déontologie et la responsabilité.
Les journalistes bénéficiaires ont, à cette occasion, récité collectivement l’Acte d’engagement du journaliste congolais, réaffirmant leur engagement à respecter les principes qui régissent la profession.
Le Secrétaire Général de l’UNPC, Jasbey-Kamil Zegbia Wembulu, a procédé à la remise symbolique des cartes, donnant une portée concrète à l’un des objectifs du projet « Impulsion Médias RDC ».
Pour la FRPC, cette séquence illustre la complémentarité entre les réformes du secteur des médias, l’identification des professionnels et la protection des journalistes.
Un projet axé sur les réformes et l’accès à l’information
Dans son discours, le président du Conseil d’administration de la FRPC, Modeste Shabani Bin Sueni, a insisté sur la nécessité de transformer les réformes juridiques en mécanismes concrets au bénéfice des professionnels des médias et des citoyens.
Doté d’un financement de 180 000 dollars américains, le projet entend notamment soutenir le plaidoyer en faveur de l’adoption de la loi sur l’accès à l’information publique et accélérer l’élaboration des mesures d’application de la loi n° 23/009 du 13 mars 2023 relative à la liberté de la presse.
Représentant l’ambassade de Suisse, Mme Samira a réaffirmé l’engagement de la Confédération helvétique en faveur d’un secteur médiatique indépendant, diversifié et professionnel, soulignant le rôle de la liberté de la presse et de l’accès à l’information dans le fonctionnement d’un système démocratique.
Au nom du ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, le Directeur de cabinet, Nicolas Lianza, a, pour sa part, souligné la nécessité d’adapter les médias aux exigences de la transformation numérique et de renforcer leur identification.
Cinq axes pour transformer le secteur
Le projet repose sur cinq axes : la modernisation et l’assainissement de la profession journalistique, le renforcement de la protection des professionnels des médias, l’amélioration de l’accès à l’information, l’opérationnalisation du cadre légal issu de la réforme de 2023 et l’institutionnalisation du dialogue entre médias, pouvoirs publics et forces de sécurité.
À travers cette initiative, la FRPC et ses partenaires entendent contribuer à faire passer les réformes des textes aux réalités, en renforçant l’accès à l’information, la protection des journalistes et la professionnalisation du secteur.
La remise des 100 premières cartes de presse par l’UNPC aura ainsi constitué le symbole le plus concret de cette ambition : une presse mieux identifiée, plus professionnelle et davantage capable de jouer son rôle dans la consolidation de la démocratie en République démocratique du Congo.




